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Révision du PLU

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LE PLU qu’est-ce que c’est ?
La commune de Saint Didier‐en‐Velay est couverte par un Plan Local d’Urbanisme approuvé par délibération du Conseil Municipal du 10 Juillet 2006.
Le PLU fixe les règles d’occupation et d’utilisation du sol : où, quoi et comment construire ?
C’est un outil réglementaire mais aussi la traduction de choix politiques en tenant compte des principes du développement durable.

Il est constitué de cinq documents :

  • • Un rapport de présentation composé du diagnostic du territoire communal et de la justification des choix retenus. Etat des lieux sur les questions liées à la démographie, à l’économie, à l’habitat, au foncier, aux déplacements, l’environnement, au paysage et au patrimoine.
  • • Le PADD, à partir des enjeux mis en évidence par le diagnostic.
  • • Les règlements écrit et graphique (zonage de l’ensemble du territoire communal) du PLU,
  • • Les OAP (Orientations d’Aménagement et de Programmation) de plusieurs secteurs de développement du bourg.

La révision du PLU et son avancée


Par délibération en date du 11 Avril 2018, le Conseil Municipal de Saint Didier-en-Velay a décidé de mettre en révision son Plan Local d’Urbanisme approuvé en 2006.

Le Plan Local d’Urbanisme [PLU] est la traduction d’un projet de territoire. Il est élaboré sur la base d’un diagnostic et en tenant compte des règles supérieures notamment inscrites au niveau du Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) de la Jeune Loire et ses rivières ; les lois d’urbanisme nationales visant à assurer une gestion économe des espaces agricoles et naturelles en les préservant au mieux.

Diagnostic territorial, environnemental et paysager


Diagnostic territorial, environnemental et paysager-PDF-47.3 Mo
Diagnostic territorial, environnemental et paysager

Plan d’aménagement et de développement durable


Le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) formulant le projet de territoire de Saint Didier-en-Velay jusqu’en 2030-2035 a été défini, présenté aux personnes publiques associées [c’est-à-dire l’Etat, le Conseil Régional, le Conseil Départemental, les autres collectivités territoriales, les Chambres consulaires, etc…] le 25 mars 2021 et débattu en Conseil Municipal le 10 juin 2021. La traduction réglementaire se poursuit avec l’établissement du zonage, du règlement et des orientations d’aménagement et de programmation sur certains secteurs stratégiques du bourg.

PADD - Mai 2021-PDF-6.3 Mo
PADD - Mai 2021

La poursuite de la concertation


La concertation se poursuit avec la présentation prochaine du projet de territoire lors d’une réunion publique à la rentrée 2021. Un registre de concertation disponible en Mairie vous permet également d’écrire vos observations, réactions et notamment de réagir sur le projet de territoire présenté. Il est rappelé que la concertation porte uniquement sur l’intérêt général, le devenir de la commune et non sur des demandes privées.

Le projet de territoire


Le projet de territoire de la commune, en lien avec les objectifs ayant conduit à la révision du PLU, vise 3 objectifs :


Améliorer l’attractivité de Saint Didier-en-Velay

Avec 3 400 habitants en 2018, la commune prévoit une poursuite de la croissance démographique de l’ordre de 0,8 % par an, en lien avec le rôle de bourg relais défini au SCOT de la Jeune Loire. Il s’agit ainsi d’un accueil d’environ 350 habitants d’ici 2030 et 500 d’ici 2035, en sachant que cette estimation n’est pas maîtrisable.
En parallèle, la commune prévoit d’améliorer le niveau d’emplois du secteur, en collaboration avec Loire Semène, pour répondre aux besoins économiques de l’intercommunalité en lien avec les orientations du SCOT. Il s’agit ainsi d’investir les friches industrielles peu nombreuses sur la commune, de permettre le développement des entreprises existantes, de favoriser un développement économique conséquent sur le secteur de Bramard, mais également d’étendre la zone d’activités intercommunale de Robert et de la Plaine des Mâts. Les autres vocations liées aux commerces et services de proximité, l’agriculture et le tourisme sont également à encourager.
En ce sens, la commune désire améliorer l’attractivité des commerces et services de proximité, les dynamiser dans le centre, compléter l’offre actuelle, améliorer la signalétique et la visibilité, pérenniser les marchés et favoriser les circuits-courts…
Saint Didier-en-Velay dispose d’un bon niveau d’équipements qu’il convient de maintenir, que ce soit au niveau de la santé ou de l’enseignement. Il est envisagé de développer les équipements sportifs, culturels et de loisirs sur le secteur de la Pêchoire en lien avec le projet de territoire d’excellence régionale avec la Région et l’intercommunalité, et d’assurer une bonne desserte en réseaux.
La commune désire accroître l’attractivité touristique du territoire, en lien avec le label « Territoire d’excellence pleine nature » alloué aux gorges de la Loire dont fait partie Loire Semène, en promouvant le tourisme de façon globale et en lien avec les opportunités et les projets intercommunaux. Il s’agit également de pérenniser et faire évoluer le camping, requalifier l’espace Régis Vidal, maintenir une activité de restauration diversifiée, développer le tourisme de bouche, maintenir et conforter l’hébergement touristique, poursuivre le maillage modes actifs (piétons, cyclables, rollers, trottinettes)…
Le centre ancien de Saint Didier-en-Velay reste un centre historique remarquable, avec un noyau médiéval, qu’il est important de valoriser, notamment grâce au label retenu de « Petites villes de demain » au niveau intercommunal. Ainsi, les actions s’orientent vers l’amélioration de la signalétique, la poursuite des actions de rénovation, réhabilitation, mise en valeur, amélioration énergétique des bâtiments, de lutte contre la vacance, d’aménagement des espaces publics, d’amélioration de la circulation et des stationnements avec des zones piétonnes, de sécurisation des modes actifs…

Poursuivre la priorisation du développement de l’habitat dans le Bourg de Saint Didier-en-Velay

En lien avec l’objectif démographique, le statut de bourg relais et les orientations du SCOT de la Jeune Loire, la commune envisage d’offrir un habitat adapté et suffisant. Pour cela, il est envisagé de créer autour de 230 logements entre 2018 et 2030, et 85 logements supplémentaires d’ici 2035 (moyenne annuelle de 17 logements par an). La commune désire échelonner ces logements pendant la durée de vie du PLU, créer des logements attractifs et diversifiés, avec des alternatifs à la maison individuelle, assurer une mixité sociale et adapter les logements aux capacités de la commune en matière de voirie et réseaux.
La commune envisage de dynamiser l’habitat dans le centre ancien, lutter contre la vacance, encourager les réhabilitations, préserver la morphologie urbaine du centre…
Par ailleurs, la commune vise à densifier l’enveloppe urbaine, en comblant les dents creuses, privilégiant une opération d’habitat collectif ou groupé sur le secteur du Breuil, organisant l’habitat par des orientations d’aménagement et de programmation sur les secteurs du Cours la Bruyère, l’avenue de la Gare, aux Adreyts, tout en préservant la morphologie urbaine et limitant la densification des quartiers de Champvert et de la Bessonnière et préservant des espaces verts dans les quartiers.
La commune souhaite également, pour répondre au projet de développement de l’habitat, permettre des extensions urbaines notamment sur les secteurs de la Murette, du Calvaire, rue des Narcisses, à Robert, tout en maintenant une coupure verte avec la commune de la Séauve-sur-Semène, et en limitant l’extension de l’enveloppe urbaine globale à 3,5 % d’ici 2030 et 4,5 % d’ici 2035, avec une densité moyenne globale de 14 logements à l’hectare.
La commune dispose de nombreux hameaux. Elle a fait le choix de prendre en compte certains hameaux de plus de 6 constructions, en fonction des enjeux agricoles, architecturaux et de desserte, par un zonage resserré autour de l’enveloppe urbaine, sans extension.
Les écarts sont néanmoins préservés de toute nouvelle urbanisation, tout en permettant des évolutions des habitations existantes et des changements de destination sous certaines conditions.

Préserver le contexte paysager et environnemental du territoire

Tant en termes d’attractivité que de cadre de vie, il est nécessaire de préserver les caractéristiques paysagères de Saint Didier-en-Velay en maintenant les murets en pierres sèches, les haies bocagères, les alignements d’arbres, en préservant un paysage ouvert et des points de vue, en interdisant la construction sur les points hauts et accompagnant l’implantation de bâtiments agricoles par un volet paysager.
L’objectif est également de protéger les corridors écologiques du territoire, avec le maintien d’une agriculture dynamique et des milieux agro-pastoraux ouverts, le contrôle des milieux forestiers, notamment Bramard, la préservation des cours d’eau (Semène, Genouille, Lozaron, Gampille) et des zones humides, la préservation des enjeux de biodiversité de la ZNIEFF « retenue de Saint Didier » et la protection du corridor écologique en pas japonais au Nord-Est du territoire.
La consommation foncière mérite ainsi d’être limitée pour préserver les espaces agricoles et naturels, avec une consommation économique autour de 25 hectares répondant aux besoins de l’ensemble de l’intercommunalité de Loire Semène en lien avec les orientations du SCOT de la Jeune Loire, et pour l’habitat avec une extension urbaine limitée à 6 hectares, et une réduction des zones constructibles d’environ 2 hectares par rapport au PLU actuel.
Le projet s’inscrit dans un objectif de prise en compte des risques et nuisances, avec la poursuite de la requalification de la traversée du Bourg par les RD 500 et RD 45, la protection des secteurs à risque, l’enjeu de la dépollution des sites pollués, la prise en compte du risque d’inondation, la protection du captage de la Clare.
Le projet répond également aux enjeux énergétiques et environnementaux, de réutilisation et de gestion des eaux pluviales, de maintien d’espaces végétalisés et non imperméabilisés, de constructions économes en énergie, de généralisation du tri sélectif, d’encouragement aux initiatives de développement des énergies renouvelables.
Enfin, la commune désire mettre en valeur le patrimoine, notamment dans le centre historique, mais également les anciens corps de ferme et les éléments vernaculaires. De façon plus globale, des règles architecturales seront définies sur l’ensemble de la commune pour préserver son identité et son attrait.


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